lundi 29 juin 2020

Adverbes de lieux


André Sauvé nous entretient sur les adverbes

Source: Qui l'eût cru? La Web série d'André Sauvé
Saison 2 épisode 1

lundi 22 juin 2020

    Emprunts à l’anglais : 7 mots acceptés et 7 mots critiqués en français québécois

    C’est un fait : notre vocabulaire est truffé d’emprunts à l’anglais, qu’il s’agisse de mots, d’expressions ou de tournures de phrase. Si plusieurs sont dénoncés comme des anglicismes en tous genres, certains mots bien implantés dans l’usage sont légitimés par l’Office québécois de la langue française (OQLF). Petit tour d’horizon!

    D’abord, un mot sur l’emprunt linguistique…

    Il faut savoir que l’emprunt est un phénomène tout à fait normal, voire nécessaire, qui permet à toute langue d’évoluer, de s’enrichir. De tout temps, les diverses cultures en contact se sont donc échangé du vocabulaire. Ainsi, si de nombreux anglicismes ont intégré le français, ce dernier a également légué plusieurs mots à l’anglais. Pensez notamment à rendez-vous, à foie gras, à déjà vu et à ballet.
    Par ailleurs, de « vieux » emprunts à la langue de Shakespeare (filmconfortabledéodorantéditorial, etc.) ne sont aujourd’hui plus perçus en tant que mots anglais, et ce, que leur origine demeure évidente, comme c’est le cas de camping, ou non — saviez-vous que paquebot vient de packet-boat?
    Il n’en demeure pas moins que tous les emprunts ne sont pas nécessaires et légitimes, soit parce qu’ils ne s’inscrivent pas bien dans le système linguistique, soit parce qu’ils concurrencent inutilement des termes français équivalents, par exemple.
    Parmi la panoplie de mots anglais que l’on retrouve en français québécois, en voici 7 qui sont acceptés et 7 qui demeurent critiqués et qu’on devrait par conséquent éviter.

    7 mots empruntés à l’anglais acceptés au Québec

    Selon le Grand dictionnaire terminologique (GDT), ces emprunts à l’anglais s’inscrivent dans la norme sociolinguistique de la Belle Province et peuvent donc être employés sans réserve :
    1. Legging : un legging ou des leggings peuvent désigner un seul vêtement;
    2. Cocktail : la variante coquetel est peu usitée dans la langue courante;
    3. Leader : les rectifications orthographiques proposent les formes leadeur et leadeuse;
    4. Hot-dog : les graphies hot-doghot dog et hotdog sont toutes acceptées (de même que chien chaud et chien-chaud, si vous préférez!);
    5. Jean un jean et des jeans peuvent faire référence à une seule paire;
    6. Baby-boomer : la forme francisée donne bébé-boumeur (bébé-boumeuse, au féminin);
    7. Pickpocket voleur à la tirevide-gousset et tireur sont des termes équivalents (!).

    7 mots empruntés à l’anglais critiqués au Québec

    Toujours selon le GDT, ces mots anglais ou formés à partir d’un mot anglais ne devraient pas être utilisés en français :
    1. Revamper : rénover, retaper, renouveler, moderniser, etc.;
    2. Glamour splendide, élégant, prestigieux, etc.;
    3. Cupcake petit gâteau;
    4. Vintage rétro;
    5. Fan amateur, adepte, partisan, etc.;
    6. Best-seller succès de librairie, livre à succès;
    7. Coach entraîneur, entraîneuse.
    Si vous avez un doute sur certains emprunts à l’anglais, référez-vous au GDT ou à la Banque de dépannage linguistique de l’OQLF, qui répertorie les principaux anglicismes à éviter.

    Une langue, de multiples influences

    Si on emprunte aujourd’hui majoritairement à l’anglais, le français a aussi abondamment élargi son vocabulaire en puisant dans d’autres langues, dont les suivantes :
    • Allemand (ex. : chic, cravache, hutte, leucémie);
    • Arabe (ex. : arsenal, amiral, caïd, coton);
    • Espagnol (ex. : armada, alcôve, bourrique, cacao);
    • Italien (ex. : arpège, corridor, faillite, spaghetti);
    • Langues amérindiennes (ex. : igloo, kayak, toboggan, wapiti);
    • Russe (ex. : béluga, hourra, icône, mammouth);
    • Turc (ex. : café, caviar, sofa, tulipe).

    lundi 15 juin 2020



    Au moment d’écrire une nouvelle, vous vous posez une foule de questions : comment démarrer ? Comment finir ? Comment construire un personnage crédible ? Comment bâtir une intrigue ? Comment retravailler un « premier jet » ?… Ce guide pratique reprend ces différentes questions et décortique la construction d’une nouvelle pour vous aider à trouver vos réponses. Ce guide est une véritable boîte à outils dans laquelle vous pourrez puiser selon vos besoins. Vous y trouverez aussi de nombreux textes d’auteurs qui illustrent les points abordés, des exercices pour mettre ceux-ci en pratique et des informations sur les éditeurs, les revues et les concours de nouvelles. Ce guide pratique est pour vous, si vous souhaitez comprendre comment fonctionne une nouvelle et vous lancer dans l’écriture !

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    lundi 8 juin 2020

    Comment définir vos personnages grâce aux dialogues ?

    Pour certains auteurs, caractérisation des personnages et dialogues ne font pas bon ménage. Pourtant, bien écrits, ces derniers peuvent apporter beaucoup. Voici nos conseils.  

    1. Je dialogue donc je suis

    Chacun d’entre nous s’exprime de manière particulière. Nous prononçons tous les mots d’une certaine façon, nous utilisons des expressions familières propres à notre héritage familial, à notre communauté, ou notre région. En résumé : les mots que nous choisissons et la manière dont nous les disons révèlent tout sur notre personnalité, nos origines, notre niveau d’éducation ou notre arrière-plan culturel. Quand vous faites parler un personnage, n’oubliez pas ces éléments – soit pour les mettre en application, soit au contraire pour les détourner.

    2. Je dialogue donc je vis et je ressens

    Un dialogue peut servir à révéler les tourments intérieurs d’un de vos protagonistes, leur évolution, leur résolution. A condition de déterminer avec soin le personnage auquel le héros se confie. Cela vous permettra alors d’explorer des territoires philosophiques et sentimentaux qu’il serait difficile d’atteindre dans un monologue.

    3. Ne négligez pas l’importance des non-dits
    La parole est d’argent mais le silence est d’or, dit le proverbe. Il s’applique aussi à l’écriture romanesque : dans un dialogue littéraire, il faut faire très attention à ce qui n’est pas dit – aussi bien ce qui est caché, tu, que ce qui est omis involontairement. Soignez donc les échanges verbaux entre vos personnages dans les moindres détails, y compris en enlevant des phrases, des mots, qui sont inutiles, ou qui apportent moins de force à votre récit que s’ils étaient absents.

    lundi 1 juin 2020

    Les pléonasmes


    - Qu'est-ce qu'un pléonasme?

    Un pléonasme est un enchaînement de mots qui véhicule deux fois une même idée. C’est un fait de langue commun, voire une figure de style, qui permet de renforcer l’expression, d’insister : Je l’ai vu de mes yeux et entendu de mes oreilles; c’était à faire dresser les cheveux sur la tête.

    Une suite pléonastique devient une faute lorsque la répétition est jugée maladroite et inutile. Certains parlent alors de pléonasme vicieux ou de périssologie.

    Il est d’usage de considérer comme abusives certaines suites pléonastiques comme actuellement en cours, à un certain moment donnédescendre en basreculer en arrière, se lever deboutse cotiser à plusieursmonopole exclusif et unanimité totale.

    Des enchaînements stigmatisés comme pléonasmes à éviter peuvent toutefois être justifiés, dans certains contextes, lorsqu’ils répondent à un souci de clarté.

    Par exemple, la formule sortir dehors est, de façon générale, considérée comme fautive, le verbe sortir exprimant à lui seul l’idée d’« aller dehors ». En dépit de cela, sortir dehors est employé correctement quand il est nécessaire d’éviter toute confusion avec sortir au sens d’« aller à l’extérieur de chez soi afin de se distraire ».

    Pour en savoir plus long au sujet de telle ou telle redondance, vous pouvez consulter la section Pléonasmes. La BDL donne des renseignements sur un bon nombre de cas particuliers.